jeudi 18 décembre 2014

Solar Impulse

Pour futile qu'il soit, saluons quand même le défi d’ingénierie que constitue le vol du Solar Impulse. Ce projet aura au moins le mérite de former quelques bons ingénieurs.
Notons au passage le choix de structures triangulées entoilées, permettant à peu de frais de conception/fabrication/calculs de fabriquer des structures très légères.
La quantité d'énergie homéopathique récupérée par les panneaux solaires, oblige les concepteurs à redécouvrir le rendement de propulsion : notez le grand diamètre des hélices).
Enfin, l'équipe n'a pas cédé à la mode des formes évolutives et donc difficile à fabriquer.



Tempérons quand même un peu le projet : Tenter de faire le tour du monde à l'énergie solaire, c'est un bel exploit d'ingénierie. Par contre vouloir faire croire au monde que c'est l'avenir de l'aviation, c'est vraiment prendre les gens pour des crétins (hélas la majorité des journalistes raisonnent comme des tambours et relaient les technocrétineries....).
Petit calcul de coin de table.
Le flux solaire max à l'équateur et à midi est de 1000 W/m².










Prenons une plaque plane d'un mètre carré de surface alaire (et donc 2 m² de surface mouillée).
Quelle vitesse pourrait on atteindre théoriquement avec ma plaque volante solaire ?

P=1/2.Rho.V3.SMT.Cfe    Donc V = (2*P/Rho.SMT.Cfe)^(1/3)

Putile = P*Rendement = 200 W
Rho = 1.225 kg/m3
SMT = 2 m²
Cfe = 3/1000

En supposant un rendement de 20% des panneaux solaires, on atteindrait péniblement les 38 m/s soit 136 km/h !!!
On est très loin d'un A380 qui transporte 500 personnes à 1000 km/h !!!

1 commentaire:

  1. en volant a 30.000 pieds l'énergie solaire augment environ de 20% et Rho est de l'ordre de 0.4 V devient 58m/s soit 210 Km/h

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