jeudi 5 février 2015

Visualisations aérodynamiques

Une vidéo sur les tourbillons marginaux envoyée par Fabrice Pépin (que nous remercions au passage)
Il y a une séquence intéressante montrant l’élargissement croissant des tourbillons d’extrémité de volet à l’approche du sol, montrant son "effet… de sol" (et c’est au ralenti !).

mercredi 4 février 2015

Les vœux de Seb

Notre camarade Sebastien EXtier nous fait parvenir ses vœux.
A vous de trouver dans votre culture aero-cinematographique la référence à laquelle Seb fait allusion.



mardi 13 janvier 2015

PSX Aviation

Vincent PUISEUX nous signale la création d'un site sur son projet de remorqueur de planeur.  Cette problématique de mission, très intéressante à étudier permet de faire émerger des architectures originales.
La suite sur le site : 

http://psx-aviation.fr/

Premiers sauts de puce pour le projet HKW

Marc Matthis, pilote d'essai du projet HKW à procédé aux premiers sauts de puce du projet HKW. Les essais se poursuivent prudemment pour explorer progressivement le comportement de l'appareil et corriger au fur et à mesure les anomalies constatées. 

Laissons Michel raconter ces essais :
- Vendredi 28 novembre : déménagement de l’ULM vers l’aéroport de Strasbourg et remontage de la machine. Le choix de retenir un tel aéroport pour les premiers essais d’un aéronef n’a pas que des avantages, avec la nécessité de trouver des créneaux de vol mais dans les faits, les différents services sur place (contrôle aérien, services de sécurité, etc.) ont joué le jeu et les avantages deviennent alors prépondérants : services de sécurité en alerte lors des essais, longueur importante de la piste, etc.

- Samedi 29 novembre : premiers essais de roulage et tentatives de décollage à très faible hauteur. Différents points sont à revoir : la profondeur est dure et trop sensible, entraînant une sur-réaction de l’avion en tangage (pompage). Le compensateur est jugé efficace mais sa commande doit être revue ainsi que la manette de gaz. La manette des volets est trop dure et l’émission radio non satisfaisante – autant de soucis techniques classiques lors des premiers essais d’un aéronef. De plus, en l’absence de strobes et avec sa livrée grise, l’appareil est peu visible de loin.

Côté positif : les essais de guidage au sol sont concluants avec une bonne manoeuvrabilité. Le freinage est opérationnel. Jusqu’à la vitesse de 100 km/h évaluée au sol, la roulette n’est pas sujette au phénomène de shimmy. Le moteur vibre peu et le pilote bénéficie d’une bonne installation, l’habitabilité étant correcte avec une largeur aux épaules de 1,04 m identique à celle d’un DR-400.

- Du 30 novembre au 20 décembre : chantier pour corriger les points relevés, en cherchant les solutions les plus appropriées.

- Dimanche 21 décembre : Léon Mathis effectue quelques « sauts de puce » pour valider les modifications réalisées ces dernières semaines suite aux essais du 29 novembre. Les modifications sont jugées satisfaisantes, l’avion « garde toutefois une tendance à marsouiner ». D’autres modifications sont donc envisagées avant de tenter une mise en vol selon le processus : diagnostic, recherche de toutes les solutions possibles, choix collectif de la solution à retenir et mise en oeuvre. Les films réalisés pendant différents sauts de puce ont permis à l’équipe de déterminer l’accélération de l’ULM.


- Mardi 23 décembre : la problématique du contrôle en tangage a été résolue, point constaté lors de plusieurs sauts de puce à quelques mètres de hauteur. Il manque cependant de la puissance pour assurer un décollage et une montée initiale dans de bonnes conditions. En soirée, le problème est analysé et les solutions correctives appliquées.

- Mercredi 24 décembre : problème de puissance en partie résolu, il reste à confirmer le comportement de la machine en tangage et surtout à défricher le comportement en roulis, non encore testé durant les longs sauts de puce en ligne droite. Météo du jour : vent de 12 Kt à 45° de l’axe, rafales à 16 Kt, soit une composante de travers de 11/12 Kt sous rafales. Fort des essais de la veille, Léon Mathis réalise plusieurs vols à environ 5 m de hauteur. Ses commentaires sont les suivants : contrôle en tangage bon, ne plus rien modifier ; antitab bien réglé mais sa commande reste à revoir ; contrôle en roulis parfait, l’avion est vif et les turbulences sont faciles à contrer ; puissance acceptable, estimée à 90% de la puissance maximale compte-tenu des régimes atteints.

Les commandes de vol sont donc arrêtées dans cette configuration, jugée satisfaisante par le pilote. Ce dernier n’a toutefois pas tenté de réaliser un tour de piste compte-tenu du vent jugé « un peu limite pour des essais ».


- Vendredi 27 décembre : plusieurs passages sont réalisés à 10/15 m de hauteur sur la longueur de la piste. Les « films soulignent la bonne stabilité de l’avion. Le tour de piste n’a pas été tenté pour cause de manque de vitesse lié au non montage du pas variable de l’hélice ».
Tel est le bilan de cette première campagne d’essais, avec « pas de problème sur les points considérés comme critiques avant les essais » mais « pas mal de problèmes non imaginés au départ », d’où l’intérêt des essais au sol et des sauts de puce, sans compter l’analyse critique d’un pilote expérimenté.

Depuis, le biplace est reparti à l’atelier pour les trois semaines à venir, afin de réaliser diverses modifications. Le premier vol interviendra sans doute en deuxième quinzaine du mois de janvier. Il restera alors à ouvrir progressivement le domaine de vol et à valider l’ensemble de ce dernier, notamment les basses vitesse, avec l’usage d’une hypersustentation de type Fowler (volets à fente et à recul), système sophistiqué pour un ULM même si d’autres appareils l’ont déjà utilisé (gamme MCR).  

mercredi 7 janvier 2015

Tests aux fils de laine sur un jodel D11


Un amateur sud africain réalise des expérimentations sur son Jodel D11 en vue d'améliorer les performances pour participer à ....des courses aux pylônes :-)
Train à lame avec voie élargie, capots moteurs "à la Lopresti" etc ...
Une intéressante étude aux fils de laine des décrochages  permet de voir que ce dernier commence bien à l'emplanture. Les ailerons restent parfaitement soufflés.
On remarque qu'à grande incidence, l'interaction aile/fuselage engendre des décollements, moins visibles à faible incidence.




vendredi 26 décembre 2014

Thomas Schermesser nous informe d'un projet Brésilien en cours : ANEQUIM

Une page facebook est consacrée au pro
https://www.facebook.com/AnequimProject?fref=photo 









Joyeux Noel



jeudi 18 décembre 2014

Solar Impulse

Pour futile qu'il soit, saluons quand même le défi d’ingénierie que constitue le vol du Solar Impulse. Ce projet aura au moins le mérite de former quelques bons ingénieurs.
Notons au passage le choix de structures triangulées entoilées, permettant à peu de frais de conception/fabrication/calculs de fabriquer des structures très légères.
La quantité d'énergie homéopathique récupérée par les panneaux solaires, oblige les concepteurs à redécouvrir le rendement de propulsion : notez le grand diamètre des hélices).
Enfin, l'équipe n'a pas cédé à la mode des formes évolutives et donc difficile à fabriquer.



Tempérons quand même un peu le projet : Tenter de faire le tour du monde à l'énergie solaire, c'est un bel exploit d'ingénierie. Par contre vouloir faire croire au monde que c'est l'avenir de l'aviation, c'est vraiment prendre les gens pour des crétins (hélas la majorité des journalistes raisonnent comme des tambours et relaient les technocrétineries....).
Petit calcul de coin de table.
Le flux solaire max à l'équateur et à midi est de 1000 W/m².










Prenons une plaque plane d'un mètre carré de surface alaire (et donc 2 m² de surface mouillée).
Quelle vitesse pourrait on atteindre théoriquement avec ma plaque volante solaire ?

P=1/2.Rho.V3.SMT.Cfe    Donc V = (2*P/Rho.SMT.Cfe)^(1/3)

Putile = P*Rendement = 200 W
Rho = 1.225 kg/m3
SMT = 2 m²
Cfe = 3/1000

En supposant un rendement de 20% des panneaux solaires, on atteindrait péniblement les 38 m/s soit 136 km/h !!!
On est très loin d'un A380 qui transporte 500 personnes à 1000 km/h !!!

mercredi 17 décembre 2014

mardi 16 décembre 2014

Un petit voyage en Zeppelin


dimanche 7 décembre 2014

Implantation de tableau de bord d'avion de voltige

AERODYNE met ses compétences en ingénierie au service de la conception et la réalisation du tableau de bord d'un avion de voltige.
- Modélisation de tous les instruments
- Implantation des instruments en zones fonctionnelles (panneau de vol immédiatement en face du pilote, panneau de conduite moteur à gauche, panneau radio/navigation à droite et panneau de contrôle moteur à l’extrême droite).
- détection des éventuelles collisions avec la structure du fuselage
- implantation des suspensions élastiques
- création d'une trappe pour accéder à la boite à gants.
- implantation tablette de radionavigation 
- implantation des ventilations cabines


Pour en savoir plus : 

samedi 6 décembre 2014

Un projet interressant

Question d'un amateur : "J'aimerai vous montrer un projet d'avion quadriplace, et je serai très content d'avoir votre critique (même mauvaise) ou vos suggestions?
Le cahier des charges est un avion capable de traverser l'océan Atlantique; Gander-Açores avec 4 passagers. 

Et j'ai aussi une question sur la charge alaire: les performances en croisière s'améliorant avec l'augmentation de la charge alaire, ne pensez vous pas qu'elle en augmente aussi le danger? Y-a-t'il des valeur maximales pour un monomoteur a ne pas dépasser, et quels en sont a votre avis les dangers? "

Les réponses du vice président : 
Bonjour,

Beau projet. On voit que vous avez le "coup de crayon", ce que vous avez déjà montré puisque la presse spécialisée s’est déjà faite l’échos de votre projet d’avion "économique" de 300 places…

Bien que l’échelle soit un peu plus grande on reconnait votre source d’inspiration qui n’est autre que le White-Lighning, y compris dans la disposition des passagers arrières. 
Je note : 
- une porte d’accès arrière  plutôt qu’une trappe comme sur le W-L (pourquoi pas, c’est plus pratique et plus élégant)
- un train fixe (vu les vitesses envisagées, c’est suffisant. Classique : c’est bien pour la traînée)
- une roulette arrière rétractable (pas de nécessité pour les vitesses sans prétention auxquelles vous envisagez de voler. Un carénage comme pour le train principal est suffisant)
- une motorisation modeste pour un 4 places de 630 kg à vide et de 1175 kg en charge (Mv/Md = 0,53 qui est excellent… Mais qu’il va falloir tenir ! Voir plus loin)
- les parties distales de l’aile démontables (et non repliables ; c’est plus léger)
- des aérofreins (très bien)
- une section de fuselage parfaitement circulaire (ce qui va poser quelques problèmes au niveau de la tête des occupants, surtout ceux qui auront des casques). L’appareil n’étant pas pressurisé, vous gagnerez à le déformer légèrement vers quelque chose d’un peu plus rond-carré, ce qui accessoirement minimiserait encore un peu plus les effets d’interaction en partie déjà réglés avec votre aile médiane.
- une surface d’empennage extrêmement réduite proportionnellement à la surface aile (ce qui impose la disposition des passagers arrière, mais aussi des réservoirs très proches du Centre de gravité)
- une longueur de train qui me semble bien courte (vous vous êtes gardé de dessiner l’hélice, et le sol sur le profil en ligne de vol…), ce qui limite le diamètre d’hélice et donc les distances de décollage surtout par temps chaud (standard + 20 °C). L’adaptation hélice a-t-elle était faite ?
- un allongement de motoplaneur : 
a) c’est bon pour la finesse, la distance franchissable, et l’économie de puissance installée ; mais cela va poser des problèmes de moment fléchissant, donc de structure, donc de masse (accessoirement, j’y vois un profil de faible épaisseur relative, ce qui va accroître le problème évoqué, mais aussi, celui de la vivacité du décrochage dynamique, surtout si l’appareil doit voler à une vitesse proche de celle de sa finesse max, comme tout long courrier qui se respecte).
b) mais cela va aussi poser un problème de sensibilité aux rafales et donc de confort pour les occupants qui seront appelés à rester assis durant… 24 (!) heures d'affilées (6000 km / 250 km/h à 75%) ; ou 27 h à puissance économique !     Des toilettes de bord sont-elles prévues ?

Autrement dit, votre PdM (Profil de Mission) qui consiste à traverser l’Atlantique avec 4 personnes à bord (et une surcharge bien pénalisante de carburant), au delà du "challenge sportif" qu’il représente, est-il raisonnablement réaliste ?

Pour répondre à votre question des charges alaires maximales, elle est donnée par la règlementation qui impose une vitesse minimale de vol de 111 km/h (60 Kt) pour les monomoteurs.

Pour toutes les questions que vous posez, je vous invite vivement à vous inscrire à notre prochains stage de conception avion (5 jours) qui aura lieu durant le prochain mois de juillet, et durant lequel sont précisément abordées toutes les questions du genre de celles que vous vous posez.

Bien cordialement

jeudi 4 décembre 2014

vendredi 28 novembre 2014

Aviation champêtre

Notre camarade Michaël OFFERLIN nous transmet cette très belle image d'aviation champêtre pour nous rappeler que même dans les champs il y a danger !


mercredi 19 novembre 2014

Faidherbe octobre 2014 (suite)

Le claviste a présenté son travail de numérisation du Jodel D18. Ce travail est un excellent moyen de s'approprier les technologie de conception d'un appareil. Au passage, on redécouvre l’extrême simplicité des conceptions de Monsieur DELEMONTEZ.














Faidherbe octobre 2014 (suite)

Faisons nous plaisir avec ces belles images de Precious Metal, un Mustang préparé pour les courses de Reno.

Premiers essais moteurs après préparation :







Faidherbe octobre 2014 (suite)

Egalement présenté à Faidherbe, les travaux de l'association REPLIC'AIR. Cette association à pour projet de reconstruire un Dewoitine 551. La numérisation des plans  est presque complète. Saluons ce travail de retroconception d'un "Mustang à la française".